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  • Playlist 7 : Voyages

    Playlist 7




    Charlotte Gainsbourg - Voyage
    Daft Punk - Voyager
    Michel Polnareff - Voyages 
    Air - Universal Traveler
    The Do - Travel Light
    The Kooks - See the world
    Empire of the sun - The World
    Red Hot Chili Peppers - Road Trippin'
    The Beatles - Why don't we do it in the road
    Devendra Banhart - This is the way
    DesirelessVoyage Voyage 
    Cocoon - Hummingbird
    The Shins - Australia
    The Clash - Should I Stay Or Should I Go
     Eddie Vedder
    Hard Sun
    Bob Dylan - Hurricane 
    Lou Reed - Coney Island Baby
    Bruce Springsteen - Born to Run





    PL 6: L'intro



     Good Morning Kanye West
    Intro (Taste of where I'm from) - Balkan Beat Box 
    Intro (Live Version) - Justice 
     Intro [long version] - The XX
    Intro- Muse 
    Intro - The Prodigy 
    Rhyme Space Continuum - Beat Assailant
    Intro - Alt-J (∆)
     Smells Like Teen Spirit - Nirvana
     Shine On You Crazy Diamond - Pink Floyd
    Peacebone - Animal Collective
    Do I Wanna Know? (Extended Intro) - Arctic Monkeys
    The End - The Doors


    MONEY et Wild Beasts, @Trabando, Paris, 16 avril 2014



    MONEY

    Le groupe britannique MONEY, composé de Billy Bryon (batterie), Charlie Cocksedge (synthé et guitare), Scott Beaman (synthé et basse) et James Lee (chant) assure la première partie du concert.
    MONEY, c'est une  ambiance à la fois intimiste et rêveuse qui touche profondément. Dès le début du show, James Lee descend dans le public et éclaire les mélodies minimalistes d’une voix profonde et grave. Les chansons s'enchainent pendant 30 minutes et nous enveloppent d'une douceur mêlée de mélancolie.
    Magnifique découverte musicale, les chansons planantes de MONEY nous transportent.




    L



    Wild Beasts

    Le concert débute tranquillement avec des compositions tirées de leur dernier album, Present Tense, aux mélodies aériennes. Hayden Thorpe et Tom Fleming alternent le chant, toujours calme et maîtrisé, ainsi que la guitare, la basse et les claviers. Ben Little et Chris Talbot, respectivement à la guitare/clavier et batterie, cristallisent l’ambiance de sons chauds et planants. Puis le groupe entame Hooting et Howling de l’album Two Dancers, introduction douce et envoutante de Thorpe et du clavier, puis la batterie et la guitare rythment le morceau qui prend de la vitesse et enflamme le public. Le show continu avec le deuxième album et notamment avec A bit Further tiré de Smother. Wild Beasts, c’est le charme de mélodies enveloppantes, aux sonorités rondes et rythmées. Après une heure, le rappel. All the King’s Man, du deuxième album, une introduction à la batterie puis la voix rebondissante de Tom Fleming, c'est de l'énergie pure qui semble s’en dégager et fait danser la salle. La dernière chanson sera End Come Too Soon tirée de Smother : les basses vibrent à travers le sol et l’envolée finale des arrangements finit d’envouter le public.

















    Playlist 4: Be a child




    *Child, Edward Sharpe & The Magnetic Zero
    *I Feel Just Like a Child, Devendra Banhart
    *Wild Child, Lou Reed
    *Sweet Child O' Mine, Guns N' Roses
    *Un Enfant, Jacques Brel
    *The Kid's Aren't Alright, The Offspring
    *Kids, MGMT



    PL2: 'Le retour du soleil'






    Summertimes clothes, Animal Collective
    Here comes the sun, The Beatles
    Summer days, Phoenix
    Share with the sun, Portugal the man
    Sunny Afternoon, The Kinks


    Photo: Trinidad et Tobago, juillet 2008.

    Printemps

    Point d’arrêt est né il y a 6 ans.

    Il est assez triste de constater que cet article est écrit par défaut (absence de copains pour aller en bibli, voir une expo ou boire un verre – ce qui est finalement assez rare). Il y a aussi le ‘je dois’ un peu castrateur qui s’immisce dans l’impulsion nouvelle. Ou plutôt le ‘on doit’. On s’est engagées à.

    Loin de moi l’idée de fuir toute responsabilité et de noyer les lettres de noblesses, si telles existent, de ce webzine (comme nos C.V. le qualifie richement). Avec le temps, l’envie de créer quelque chose qui nous serait propre, d’écouter et de photographier pour rapporter s’est perdue dans l’obsession du ‘toujours plus, toujours mieux’.

    Pourtant, et là se situe tout l’intérêt de la réflexion d’aujourd’hui, nous ne cessons jamais de parler de ‘PDA’. De s’envoyer des sms un peu euphoriques après deux-trois pintes, dans un environnement musical appréciable. De projeter encore et encore des thèmes à aborder parce qu’ils nous touchent et que partager cela tout en se permettant de l’archiver dans un coin visitable de nos mémoires, c’est un peu rassurant.

    Un facteur très classique, mais surtout très prégnant, de cette inertie contre-productive, c’est les études. Je suis en cursus associé L3 Droit – Parcours Ecole du Louvre et je garde des enfants une dizaine d’heures par semaine. Nina suit une L3 Info – Com en préparant une entrée en grande école. Malgré une volonté sincère de se consacrer à la mise en œuvre de nos beaux-projets, certains jours (certes démultipliés depuis quelques temps) se consacrent d’eux-mêmes à un dîner tranquille entre vieilles copines plutôt qu’à une réunion au sommet. Il est bien nécessaire de régulièrement commenter les déboires relationnels qui jonchent l’année des 20 ans.

    Oui, car Point d’arrêt a 6 ans et nous avons toutes deux atteint la dizaine supérieure.  Une très bonne amie et ma mère me répètent quasi-quotidiennement que ‘à 20 ans, on ne doute de rien et surtout pas de soi’. Donc, après de longs mois de tergiversation, il est grand temps de faire honneur à ce dicton relativement douteux et de prendre des actes en conséquence : les nombreux articles (interviews et autres très en retard) qui stagnent à l’état du presque publiables seront conclus d’ici peu et de nouveaux thèmes vont enfin voir le jour.

    La seule chose qui peut fondamentalement dénouer les rinceaux léthargiques qui enserrent notre carnet de voyage, c’est de nous réapproprier pleinement cet espace pour y déposer un contenu de manière plus personnelle, sans se juger ni préjuger de ce qu’il faudrait. Et c’est ainsi que nous allons progressivement procéder. Avec plus d’indulgence. Il est pour l’instant difficile de se satisfaire entièrement de ce que nous produisons, mais dans un dernier regard vers ce que nous avons déjà fait, il est facile de se contenter d’avoir fait ce qui a été fait en ces temps-là. Par conséquent, c’est un pari pour plaire à nos carcasses vieillies d’encore 6 ans qui se lance aujourd’hui.

    Malou pour PDA.

    Photomaton 21 mars 2014 : Parc au 114. 



    PL1: 'Les filles ne comptent pas pour du beurre'


    *These boots are made for walkin', NANCY SINATRA;
    *One way or another, BLONDIE;
    *Girls just wanna have fun, CINDY LAUPER;
    *Wannabe, SPICE GIRLS;
    *You think you're a man, THE VASELINES;
    *It's too late, WILD BELLE;
    *I'm good, I'm gone, LYKKE LI;
    *Bitch, PLASTICINES.



    Photo: Berlin, mai 2013.

    Itw: ARCOLE, décembre 2013:

    ARCOLE, c’est la réunion d’une joyeuse bande de musiciens qui sort des cadres par sa composition plus classique et mélodique. Cela se retrouve notamment en la personne de Dorothée, chanteuse : ‘Ca fait des années que je chante, mais c’est la première fois que je suis chanteuse dans un groupe, que je caractériserais plutôt folk que rock. Ce qui m’a plu dans Arcole, ce que j’aime, et ce que j’ai l’impression d’apporter avec ma voix aussi, c’est les harmonies, tout ce qui est mélodieux. Contrairement à un truc de rock qui est peut-être plus… crade, qui gratte – dans lequel, moi, je ne me serais pas retrouvée’. Et qui, en passant, affirme sur le ton de la rigolade : ‘Voilà. Moi je suis très heureuse dans le groupe. J’adore. J’adore ce que je fais, c’est cool’. Il y a aussi Raphaëlle, violoncelliste ; Thomas, ‘l’homme-orchestre’ à la guitare et au synthé ; Aurélien, à la batterie et enfin Johann, au chant et à la guitare acoustique qui, à l’origine de cette convergence (‘you have one mutual friend’), exprime sa joie d’avoir trouvé ‘ces p’tits loups’ après un projet qui l’avait déçu.

    LA REVELATION DANS SON SALON’ : Cette titulature, courte et efficace, avec un ‘O ouvert’, est issue d’une liste soumise au groupe par Johann, grand fan de Napoléon. Après de nombreuses recherches, l’inventaire de toutes les batailles et de ses maîtresses, il aura simplement fallu lever les yeux sur l’énorme gravure d’Arcole fixée sur un mur du salon.

    Sans vouloir revenir à des influences telles que Arctic Monkeys, l’idée était de travailler un aspect plus chantant et doux avec pour modèles les Beirut, Shines, Arcade Fire ou encore Bob Dylan dans les paroles. Les Lumineers aussi, ‘qui font lever des milliers de personnes en chœur juste avec Hey ho’, à quatre : violoncelle, guitare, basse et petite batterie.


    CLIP A VENIR ‘EDINBURGH’: LE WEEK-END ABDO A ETRETAT :
    Ça parle d’un garçon qui n’arrivera jamais à atteindre son objectif, qui est de conquérir sa bien-aimée. Donc, il nous fallait des falaises, des plénitudes, des grandes contrées, la mer. L’horizon. On est parti à 8 à Etretat, c’était l’occasion de partir en week-end ensemble et on a beaucoup beaucoup beaucoup ri. Au final, dans la bonne humeur, on a bien bossé et bien mangé !


    Concert marquant en tant que spectateur : Half Moon Run, ‘le sourire jusqu’aux oreilles’ :
    C’était génial. Ils ont une joie de vivre sur scène qui est assez impressionnante. Le Trianon, j’y étais allé une ou deux fois, la salle est super belle. C’est un rêve pour moi de jouer là-bas. Les deux front man sont assez impressionnants. La réaction des gens aussi, même sur les morceaux calmes, tout le monde était à fond dedans. J’ai vraiment apprécié le concert.’ Johann.



        


      
      







    Pour les retrouver:
    http://arcole.mu/
    https://soundcloud.com/arcole-2
    https://twitter.com/WeareArcole
    http://we-are-arcole.tumblr.com/

    Jeremy Barlozzo, I Love My Neighbours




      Photo : Valentin Ottone (https://www.facebook.com/valottone)


    Quatre ans après notre première rencontre à la Flèche d’Or (itw disponible ICI, et un long break, les membres du groupe I Love My Neighbours on su retrouver le plaisir de jouer ensemble, notamment grâce l’arrivée de Léo Grandperret à la guitare. ‘On a eu une période où il y avait pas mal de tensions parce qu'on a fait beaucoup de concessions sur la musique pour plaire, à tort ou à raison. Comme on est très potes, c’est rapidement devenu pesant et c’était dommage de prendre le risque de froisser nos amitiés, qui sont quand même de longue date. On se refaisait des trucs entre potes et on se voyait plus pour des répétitions ou pour des concerts. Et puis, on en a profité pour faire d’autres choses à côté. C’est aussi comme ça qu’on a senti l’envie un peu revenir. A ce moment-là, j’accompagnais Léo qui dépannait un autre groupe à la guitare pour le Printemps de Bourges. Et dans la voiture, je lui ai dit : « bah, vas-y, il reste trois concerts, fais-les avec nous. » Il les a faits avec nous et on a retrouvé le vrai plaisir de jouer nos titres et de se retrouver sur scène. 
    Après ces concerts, on a pris le temps, on a discuté sur ce qu’on avait envie de faire : du rock. On a composé rapidement quelques titres. On a retrouvé le plaisir de jouer ensemble et de faire de la musique comme on avait envie de la faire tout simplement et pas comme on pensait que les autres avaient envie qu’on sonne. A partir du moment où on s’est retrouvés et où se fait plaisir à jouer ces titres-là, le reste, ce n’est que du bonus !’ 


    LE PLUS IMPORTANT : AVOIR UN BON RETOUR DU PUBLIC. ILMN, c’est beaucoup de concerts en France, avec une envie de découvrir d’autres scènes et d’autres spectateurs. ‘Quand on est partis jouer à Prague, on a vu qu’il y a une vraie ferveur là-bas autour des groupes de rock qu’il n’y a plus du tout en France. Là-bas, ils aiment vraiment soit les gros groupes de métal, soit les groupes grunge, ce sont des mouvements qui sont encore très vivants. Je pense que dans les pays de l’Est, si tu as l’adhésion du public, ça doit être vraiment cool de tourner parce qu’ils ont une façon particulière de vivre les concerts.
    ILMN veux séduire par sa musique, de plaire au public, ce qui représente bien plus que simplement être célèbre. 'Peu importe où on joue, même en France. Le seul truc qu’on a envie nous, c’est qu’à la fin d’un concert ou quelqu’un qui a écouté l’EP ou l’album, à la fin nous dise « putain vos chansons, elles sont terribles quoi ! ». Ou alors : « vous êtes fous sur scène ! ». Voilà. C’est le genre de retour qu’on a envie d’avoir. Peu importe le pays, ou la langue ou quoique ce soit d’autres.’ 

    LE PREMIER CONCERT AVEC LEO : ‘C’était dans un festival où il y avait une espèce de haie juste devant la scène et un poteau juste devant moi. Les gens n’étaient pas très nombreux. On a joué derrière un groupe qui faisait des reprises de Metallica. On a joué trente minutes tout pile parce qu’on avait pas beaucoup de morceaux. Du coup on a rejoué les trois dernières chansons et les mecs étaient fous et c’était génial quoi.'

    LE MEILLEUR CONCERT A QUATRE : ‘C’est facile, c’était celui au Havre ! Organisé par Nina si je ne m’abuse. C’était cool parce que sur le papier ça ne payait pas de mine mais on a eu un accueil tellement incroyable qu’au final tu ne peux pas rester indifférent. En plus, il se trouve qu’on a bien joué. Ce qui n’est pas toujours le cas. Parfois, tu te laisses un peu déborder par l’émotion. Mais là, tout était réuni pour passer une super soirée. Donc ça c’est vraiment un très très bon souvenir de concert. C’est d’ailleurs pour ça qu’on en a foutu de partout dans la vidéo de Maniac.’ 




    UN LIVE, DES CORDES : ‘On a fait plein de trucs rigolos en fait. Il y a une année où on a joué dans les Pyrénées, dans une espèce de festival punk dans une cour d’école. La batterie, c’était un jouet. Donc nous, sur scène, on ne l’entendait absolument pas. Pendant tout le concert Léo n’a eu de cesse de péter des cordes. Il a pris même ma guitare de secours à moi et il a pété une corde aussi. Après, son jack, pour une raison que j’ignore, rentrait et sortait de sa pédale sans résistance. Le truc glissait comme s’il y avait du savon. Il y a quand même 20 ou 30 secondes sur le morceau où j’étais en train de chanter d’une main et de tenir son jack de l’autre. Et le concert s’est fini en fait sur un moment où on s’est dit « bon, allez c’est fini là, ça nous gonfle ! ». On est sortis, morts de rire tous.’ 

    LE CONCERT SANS BALANCES : ‘On a aussi fait deux concerts en une soirée. On avait 20 minutes pour passer du Batofar au Gibus. Mais ça, on l’avait déjà fait au tout début d’ILMN et je voulais vraiment le refaire avec Léo. C’est vraiment très drôle car tu arrives dans une salle, tu n’as pas fait les balances. Tu branches, tu joues et il faut que ça sonne ! Les deux concerts se sont bien passés en plus.’ 

    UNE AUTRE PASSION: LE CINEMA. ‘J’ai envie de réaliser les clips d’ILMN, d’écrire des histoires, de diriger des comédiens. J’ai fait des études de cinéma et c’est un truc qui me passionne depuis toujours. Quand j’étais petit, d’abord j’ai voulu être danseur pour Mickael Jackson mais très rapidement j’ai arrêté car je n’avais pas la condition physique. Ensuite, je voulais être Steven Spielberg. En ce moment, c’est un truc sur lequel je travaille et que j’ai envie de mener à bien.
    Au sein de ILMN, chaque membre du groupe à ses propres centres d’intérêts. ‘William fait du théâtre, il joue régulièrement dans des pièces et il a tourné Roméo et Juliette au festival d’Avignon cet été. Il jouait Roméo. Alexis a eu son diplôme d’architecture avec 18! Et Léo, sa plus grande passion, je crois, c’est la musique. Le seul truc qui peut prendre le dessus sur la musique, c’est le foot.

    LE DESSIN ANIME DE TON ENFANCE... 'Denver le dernier dinosaure ! Denver c’était une histoire un peu perso, tquand ma sœur est née dans son berceau il y avait un Denver et il y avait une espèce de petit attachement pour Denver. En plus dans le dessin animé il y avait un personnage qui s’appelait Jeremy donc tout été fait pour me plaire.'

    DE NOUVELLES INSPIRATIONS MUSICALES'Ces dernières années je me suis ouvert sur beaucoup de choses, je me suis retrouvé un peu d’affection pour le hip-hop et les musiques urbaines en générale. J’ai découvert la chanson française aussi en cours de route, ça pas mal changé ma façon de concevoir l’écriture et de chanter aussi.'


    Avec l'arrivée de Léo, ILMN développe de nouvelles sonorités : 'Il a apporté un truc intéressant puisqu’il a une culture qui vient plutôt du blues. Il a un autre regard les parties de guitares pour qu'elles soient complémentaires ce que nous n’avions jamais eu l’occasion de développer. Il y a des sonorités, par exemple dans Should We Write a Single? qu’on avait probablement jamais envisagées dans le son de guitare, dans la façon de jouer, il y a plein de trucs qui coulent et à côté de ça il y a toujours des parties où on retrouve des trucs qui viennent purement des premiers morceaux d’I love my Neighbours !'













    Photos : Gaëlle Massé (https://www.facebook.com/gaelle.masse)
                 Valentin Ottone (https://www.facebook.com/valottone)

    Interview avec The Dodoz, 22.11.12., La Défense (Paris)






















    Photos du concert et session acoustique ICI !