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  • The Shoes, Time to Dance

    The Shoes, pour son nouveau clip sorti en mars, sur le titre Time to Dance, ne fait pas les choses à moitié.  Le groupe s'offre l'acteur Jake Gyllenhaal comme acteur principal pour  une vidéo qui dure tout de même 8.35. On y découvre l'histoire d'un sérial killeur, escrimeur, qui devient de plus en plus violent,  accompagné d' images presque choquantes.
    Au début, une fête, des jeunes, de la musique. Et un homme qui les observe, clope au bec. Quelques secondes après, le revoilà, en habits d'escrime, épée à la main, menaçant. Le sang gicle d'une gorge. S'ensuit une série de meurtres dans des lieux ordinaires : une salle de sport, une boite de nuit... Le personnage agit sans aucune pitié, ce qui renforce le sentiment d'une violence terrible, imbibée de rouge. La fête semble macabre.

    La chanson, très électronique et dansante, se marie bien avec l'ambiance malsaine du clip, même si on ne comprend pas le rapport des paroles, plutôt naïves, avec les images.
     Jake Gyllenhaal colle parfaitement à l'image trash du bad boy sanglant, entrainé par des sons répétitifs, parfois grinçants, accompagné par un rythme puissant et rapide illustrant le cercle vicieux du tueur.

    Avec ce clip, The Shoes arrive à se démarquer encore une fois : on n'oublie pas qu'en 2010 le groupe a remporté le prix du Video-Clip le plus original pour Cover Your Eyes. On a la certitude que ce duo sait faire le buzz et qu'il en a les moyens.












    Sleep Alone, Two Door Cinema Club




    Alex Trimble, Kevin Baird et Sam Halliday, nos trois irlandais de Two Door Cinema Club, annoncent la sortie en septembre de leur 2ème album Beacon et dévoilent leur nouveau titre : Sleep Alone.
    Sleep Alone, ou le clip qui l’illustre : une nuit à l’hôtel qui dérape en cauchemar : les oreillers, couettes, et même le lit prennent vie ce dernier chutant du haut d’un immeuble avec Alex à son bord avant d'être poursuivi par une locomotive (petite référence à Harry Potter ?). Le trio sera ensuite pris en chasse dans une forêt par une guitare électrique volante. Puis un réveil quelque peu brumeux dans la chambre d’hôtel.
    Les images fantastiques s’enchainent sur une mélodie bien plus pop que rock, où le rythme semble légèrement répétitif. On a du mal à retrouver l’engouement de What You Know ou I Can Talk. On perçoit cependant la patte de Two Door Cinema Club : légère, flottante et joyeuse.
    Un clip qui révèle un cauchemar faussement effrayant mettant en scène le trio dans une ambiance aérienne.
    On ne demande qu’à entendre tous les titres de Beacon, sortie prévue pour le 3 septembre 2012.  

    Kasabian, "Velociraptor!"




    Velociraptors, ou petits dinosaures, vivant 80 et 70 millions d'années avant notre ère, avaient l'habitude de chasser par groupe de quatre, d'où le nom de ce nouvel album sorti le 19 septembre 2011. Pourtant, à première vue, aucune ressemblance entre de petits dinos et nos quatre charmants britanniques. Leur nouvel album s'écoute plutôt facilement.




    Plus mélancolique, on a du mal à reconnaitre en Velociraptor la même énergie que l'on appréciait dans leur premier album Kasabian (on ne parlera pas du deuxième, vraie catastrophe qui a failli signer la fin de leur carrière). Cependant, on aime toujours autant la voix de Tom Meighan et les mélodies du guitariste Sergio Pizzorno. Dans chaque chanson, ils paraissent nous raconter une histoire, on reste captif et on écoute jusqu'à la fin. L'album nous entraine dès la première chanson, "Let's Roll Just Like We Used To", avec un rythme qui leur ressemble. On apprécie la joie finement tournée de "La fée verte", avec une légère intervention des cuivres qui nous interpelle et un final surprenant, plus électronique, ou "Re-Wired", avec un rythme un peu plus rock'n'roll légèrement remixé. "Acid Turkish Bath (Shelter From The Storm)" nous fera profiter d'un voyage arabisant que nous subissons avec plaisir. Si on se laisse agréablement porter par la mélodie de "Goodbye Kiss", gros bémol pour "I Hear Voices" où on a un peu du mal à comprendre ce que cherche le groupe: des mélanges de sonorités trop différentes qui sont parfois de trop ou mal agencés, on passe la chanson direct. 

    Pour finir, on garde une bonne impression de Velociraptor, où Kasabian semble réinventer son univers, mélangeant  pop, rock et électro, pour un résultat plus sombre et mélancolique qui fonctionne très bien.









    Flèche d'Or, Interview d'Appletop, 4/02/12.






    *langue disparuE