Velociraptors, ou petits dinosaures, vivant 80 et 70 millions d'années avant notre ère, avaient l'habitude de chasser par groupe de quatre, d'où le nom de ce nouvel album sorti le 19 septembre 2011. Pourtant, à première vue, aucune ressemblance entre de petits dinos et nos quatre charmants britanniques. Leur nouvel album s'écoute plutôt facilement.
Plus mélancolique, on a du mal à reconnaitre en Velociraptor la même énergie que l'on appréciait dans leur premier album Kasabian (on ne parlera pas du deuxième, vraie catastrophe qui a failli signer la fin de leur carrière). Cependant, on aime toujours autant la voix de Tom Meighan et les mélodies du guitariste Sergio Pizzorno. Dans chaque chanson, ils paraissent nous raconter une histoire, on reste captif et on écoute jusqu'à la fin. L'album nous entraine dès la première chanson, "Let's Roll Just Like We Used To", avec un rythme qui leur ressemble. On apprécie la joie finement tournée de "La fée verte", avec une légère intervention des cuivres qui nous interpelle et un final surprenant, plus électronique, ou "Re-Wired", avec un rythme un peu plus rock'n'roll légèrement remixé. "Acid Turkish Bath (Shelter From The Storm)" nous fera profiter d'un voyage arabisant que nous subissons avec plaisir. Si on se laisse agréablement porter par la mélodie de "Goodbye Kiss", gros bémol pour "I Hear Voices" où on a un peu du mal à comprendre ce que cherche le groupe: des mélanges de sonorités trop différentes qui sont parfois de trop ou mal agencés, on passe la chanson direct.
Pour finir, on garde une bonne impression de Velociraptor, où Kasabian semble réinventer son univers, mélangeant pop, rock et électro, pour un résultat plus sombre et mélancolique qui fonctionne très bien.



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