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  • Beirut, "The Rip Tide"







    Pour son troisième album, Beirut nous dévoile de belles mélodies tranquilles. Si on a l'impression de voyager en écoutant The Ripe Tide, c'est grâce à leur influence de la musique des Balkans qui nous transporte vers un univers que l'on atteint rarement, ponctué d'un blues qui nous rappelle parfois Tom Waits. On aime l'impression de légèreté qui se dégage de ces airs, cette simplicité qui n'en est pas vraiment une. En effet Beirut est composé d'un orchestre symphonique parfaitement agencé, où le son des cordes nous envahit pleinement dans l'introduction de "Payne's Bay". Chaque instrument est mis en valeur et apporte une note toute particulière, que vient souligner la voix grave et légèrement nasillarde de Zach Condon, un jeune prodige.
    Il s'en dégage une énergie reposante et contagieuse, une joie de vivre percutante. Les chansons se suivent mais ne se ressemblent pas et il est difficile de se lasser des mélodies orchestrales de Beirut. L'émotion est là dans ce troisième album, aux influences peut-être plus américaines que dans les deux précédents.

    On regrette peut-être une chanson comme "Carousels" où la voix de Zach, profonde, supportait d'avantage l'orchestre.

    A noter, cependant, le caractère différent de "Santa Fe", où l'orchestre, ici, les cuivres, n'entrent en scène qu'au milieu de la chanson, nous laissant un début d'électro-pop étonnant et très bien ficelé. La mélancolie de Beirut nous rattrape sur "Goshen", et nous entraine avec l'air plus festif de "Vagabond".

    Avis aux âmes sensibles, le troisième album de Beirut est fait pour vous !




    Kai Fish et Love Inks (sessions acoustiques octobre)







    Mercredi 2 novembre : Owlle, Concrete Knives, La Femme, Wu Lyf dans le cadre du festival des Inrocks Black XS.






    Il y a de cela trois semaines (déjà), PDA a connu sa deuxième expédition dans les salles parisiennes à l’occasion d’une des soirées du Festival des Inrocks Black XS. Elle s’est révélée être bien plus mouvementée que la première non relatée expressément par ici (vous trouverez par contre les interviews de Kai Fish et Love Inks ainsi que des sessions acoustiques).
    Partie en avance pour aller chercher du ravitaillement photo, à quelques pas de la Cigale je me retrouve finalement en possession de deux pellicules fraichement achetées et furtivement rembobinées dans la pénombre, boulevard Rochechouart, ainsi que d’une poignée de photos restant encore à prendre dans l’appareil. C’est un bon début.
    En vous épargnant mes longues digressions portant sur le bar, les gens, les réflexions anecdotiques, quelques mots sur les concerts :

    Concrete Knives :
    Ayant flâné sur youtube, j’avais écouté quelques morceaux et regardé plusieurs lives du groupe, sans trop d’attention à vrai dire. J’ai été agréablement surprise par l’énergie et le charisme dégagés sur scène ; les vidéos ne leur avaient pas rendu justice. Sinon, musicalement parlant, certaines chansons se détachent des influences trop évidentes ou banales que l’on pourrait prêter aux autres, et sonnent plutôt bien à l’oreille. A revoir pour me forger une opinion plus prononcée.

    La Femme :
    Autre surprise, peut-être moins agréable. Le côté spectaculaire, énergumènes, extra-terrestres, hommes en blanc (des cheveux aux tee-shirts disons) prête bien au ton qui se veut hypnotique des paroles assénées et des sons électroniques. En tout cas, autour de moi ça plaît in-dé-ni-a-ble-ment. La fosse s’émeut, s’agite, s’élève (premiers slams ? je ne sais plus). Je me retrouve vite avec un talon de 8 cms m’écrasant les orteils, des coudes dans les côtés et j’en passe. Je reste toujours dubitative quant à la teneur du truc musical, mais à la fin de la session, force m’est de reconnaître que ça a fini par me plaire un peu.

    Wu Lyf : 
    Spécialement venue pour cela, j'en ressors plutôt déçue. L’émotion que j’avais pu trouver aux morceaux studio et à certains lives se désincarne en quelques minutes. L'ambiance violente et déchaînée ne s'accorde pas tout à fait à l'idée que je me faisais de ce concert. Et, pour faire bref, des gens de toute sorte pleuvent au-dessus de moi.
    Je n’ai par ailleurs toujours pas réussi à savoir pourquoi le chanteur est arrivé en veste, l’a enlevée et l’a remise, ni l’intérêt de porter une bouteille d’alcool fort pour la laisser installer à côté de la batterie (manière de faire fermenter la chose peut-être), et encore moins celui d’ouvrir une canette de bière en arrosant explicitement correctement le sol. 

    Petits oublis : Rover dans l'entre La Femme-Wu Lyf, c'était une découverte très chouette, et Owlle (ouverture de la soirée) plutôt plaisant.

    Pour conclure sur cette synthèse sur-synthétisée de la soirée, je vous conseille d'aller jeter un oeil ici, vous y trouverez les différents lives du festival, et pourrez vous faire une opinion confortablement enfoncés dans vos canapés.
    Je vous délivre enfin ci-dessus mes trois photos floues qui retranscrivent de manière très fidèle les tremblements constants du sol, et la peur de se retrouver borgne : Concrete Knives, la bouteille d'alcool incompréhensive, Wu Lyf et le bonus algues qui évoquent bien dans quel état on retrouve la sortie.




    KAI FISH, La Flèche d'Or, 1er octobre 2011.












    Flèche d'Or, Interview de Love Inks, 1/10/11.