Released party : MIGGLES CHRIST + Le Mépris + Call me señor – 9/11/12, Le Point Ephémère.
Le Mépris, premier groupe ce soir, composé notamment de Bruno Dallesandro et Camille Troillard, respectivement chanteur et guitariste de Neïmo, intrigue par des mélodies rayonnantes, qui séduisent par leur douceur, faux-semblants de simplicité, que vient consteller une voix comme atemporelle. Chaque morceau semble éclater la membrane d’un rêve, poignant de grâce. Enfin, une reprise d’Animal Collective, de My Girls plus précisément, survient dans les derniers temps du set, emplissant la salle d’échos joliment réappropriés.
http://soundcloud.com/wearelemepris
(Chanson que j’affectionne particulièrement : My Obsession The One).
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Miggles Christ, dont l’historique est parsemé de quelques rebondissements, s’accorde à deux : Michael Bontemps (guitariste, chanteur) et Johann Giethlen (bassiste), avec un batteur sur scène (les batteurs d’AS Dragon et Stuck in the sound ayant participé aux enregistrements respectivement en 2010 et 2012). Ils présentaient ce vendredi 9 novembre 2012 au Point Éphémère leur EP « Bubble Love », mixé par Sourya (que je découvre et qui me semble déjà absolument génial).
Les influences relevées sont diverses : Queen of the Stone Age, The Smiths, Julian Casablancas, Joy Division… Je retiendrai notamment ce dernier nom en tête quant à l’atmosphère ni sourde ni évidente que contiennent titres et prestation. La massivité de la voix, qui m’évoquait d’ailleurs les splendeurs d’un bois d’ébène (je vous renvoie à Bubble Love), s’altère en quelques occasions, notamment emprunte de naïveté incertaine et de vague à l’âme sur Teendrops. La configuration concert permet de s’en imprégner incisivement, entre pesanteur et résonances.
http://soundcloud.com/miggleschrist
(Mon choix type recommandation se porte là pour : Bubble Love, qui esquisse quelques fresques mentales habitées de réunions nocturnes, d’appels à la lune et de loups ou créatures mythologiques, perpétuant efficience et mystère à la fois).
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Call me señor, c’est un groupe que j’avais découvert au printemps dernier en voguant d’un soundcloud à un autre, qualifiable d’« électro pop » ou « pop électro » ( ?), dont l’univers musical réunit un peu tout ce que ma faiblesse adolescente aime à entendre : des mélodies entêtantes sous couvert d’une forme de légèreté travestie, soutenues par des rythmes éminemment dansants (inspirant rires et émoi). Pour conclure, la performance scénique, loin d’être décevante, procède un apport en valeur substantiel (si plus se peut).
http://soundcloud.com/callmesenor
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Puisque les groupes sont mentionnés, je me permets de rappeler à votre bon souvenir nos entrevues avec Neïmo et Stuck in the sound en 2009 (quand on avait 15 ans et beaucoup de temps – et une caméra à cassette).
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